Santé mentale et violences : notre nouvel appel à projets !

Bien-être mental

Depuis 2021, on observe un large consensus autour de l’idée que le bien-être mental est essentiel pour la santé en général : en 2023, 94% des Français l'affirment. Pourtant, 56% des Français.es déclarent avoir expérimenté un ou plusieurs épisodes de souffrance psychique au cours de l’année écoulée. Et les situations de violence sont citées comme l’une des principales causes de souffrance psychique. Partant de ce constat, la Fondation AÉSIO lance un appel à projets visant à Agir pour améliorer la santé mentale des personnes victimes de violences, du 6 février au 30 avril 2024 inclus.

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Des violences multiples...

Pour 8% des sondés, les violences s’opèrent dans le cadre conjugal et/ou familial. Pour 7%, elles concernent du harcèlement et/ou de la discrimination au travail et pour 5% en dehors du cadre professionnel. 

Ces violences sont multiples. Qu’elles soient intra-familiales, psychologiques, économiques, de genre, sexuelles, numériques, gynécologiques, a l’école, au travail… anciennes ou plus récentes, elles entraînent indéniablement des conséquences pour ceux/celles qui en sont victimes.  

Parmi les conséquences [de l’exposition à la violence] on peut citer la dépression, les troubles post-traumatiques, le trouble de la personnalité limite, l’anxiété, les troubles liés à l’usage de substances psychoactives, les troubles du sommeil et de l’alimentation et le suicide. 

... Parfois liées à l'enfance jusqu'à l'âge adulte

Il existe des liens étroits entre antécédents de violence subie et troubles de santé mentale.
En effet, des antécédents de maltraitance ou l’exposition à de la violence, sont l’un des principaux facteurs de risque de développement d’un trouble mental.

Lorsque la violence est tournée vers les enfants, ils risquent alors de développer des troubles
comportementaux et émotionnels (menant à des comportements agressifs, de l’anxiété voire des tentatives de suicide) ou des troubles de l’apprentissage (entraînant notamment de mauvais résultats scolaires) ainsi que des effets à longs termes à l’adolescence puis à l’âge adulte

Ces violences subies peuvent donc avoir un impact significatif sur la santé mentale des victimes à plus ou moins long terme, comme le confirme également notre dernier baromètre, dans lequel 27% des répondants citent le souvenir d’un traumatisme ancien ou récent comme raison principale contribuant à leur souffrance psychique. 

Blessures cachées : les effets de la violence sur la santé mentale des enfants

« Les adultes ayant vécu des expériences négatives répétées avant l’âge de 18 ans, ont 7 à 8 fois plus de chances d’être impliqués dans des violences interpersonnelles et 30 fois plus de chances de faire une tentative de suicide, que ceux n’ayant connu aucune expérience de cette nature pendant leur enfance. »

Rapport de l’ONU 2020

Les objectifs de l'appel à projets

Partant de ces constats, cet appel à projets vise à soutenir des projets portés par des structures d’intérêt général, éligibles au mécénat, qui contribuent à sensibiliser, prévenir et/ou apporter un soutien psychologique aux personnes victimes de violences, quel que soit le type de violences subies et qui peuvent prendre place dans des cercles restreints ou plus larges.

Afin de garantir la sécurité des personnes accompagnées, seuls les projets élaborés et supervisés par au moins un professionnel de santé mentale seront éligibles.
Il peut s’agir de méthodes connues, de projets de formation, de projets innovants, y compris de méthodes appliquées par des personnes ne disposant pas d’un diplôme de psychologue ou de médecin.

Cet appel à projets est ouvert du 6 février au 30 avril 2024 inclus. 

Pour vérifier votre éligibilité ou pour en savoir plus, rendez-vous sur la page "soumettre un projet". 

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